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No. 1314.1
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Publication: 1885. "La Mystérieuse Afrique." Cosmos - Revue Des Sciences et de Leurs Applications, Vol. 34, No. 5 (March 2).

Original language: French

Caption translation: Mysterious Africa Human sacrifices in front of the round hut serving as temple to Ogun. God of war at Porto-Novo, among the Nagos (Slave Coast). The suffering lasts three days for the victims nailed in front of Ogun.

Caption: L’Afrique Mystérieuse Sacrifices humains devant la hutte ronde servant de temple à Ogun. Dieu de la guerre à Porto-Novo, chez les Nagos (Côte des esclaves). Le supplice dure trois jours pour les victimes clouées devant Ogun.

Text translation: "A missionary on the Benin Coast, M. Courdioux, has drawn us pictures of the sacrifices to the god of war which testify to the ferocity of these unhappy people. This ferocity is the basis of a religion with an infernal character. More than all the other ethnographic scenes at the Trocadero Museum, these sacrifices depict a race of men and give us, with the drawings of M. Courdioux, a truthful description of them; we believe that such engravings made on the scene, by witnesses as true as our missionaries, would happily complete a geographical treatise whose purpose is to paint a tableau of customs and of lands. On the Benin Coast, says M. Courdioux, they offer human sacrifices to Ogun, brother of Chango. Chango is god of thunder. Ogun, who first taught the blacks to work with iron, is god of war. His symbol is iron and more particularly a knife, a saber, or the pile sumounting a bell. The form of symbols varies according ot the situation of the forgers. Iron being found everywhere, and being used in all occupations, Ogun counts numerous worshippers everywhere. The River Ogun, which runs before Abecouta, is sacred to him, or rather, according to the blacks, Ogun and the river are but one and the same. Ogun would seem to be, for the Nagos, what Gbôd is for the inhabitants of Dahomé. There was a special temple at Porto-Novo. It's a wretched round hut, covered with straw, with a mat passing for a door. All around rise the dwellings of his priests. Inside the temple lies a pile of old scrap metal on which, from time to time, the priests pour some palm oil. Here is how this operation is done. The fetisher fills half of a human skull with oil; he fills the mouth with this oil and hurls it with force on the old irons until the liquid is completely gone. Ogun is often hungry. He must have flesh, and it is human flesh that he prefers. In times of war, he has it in abundance; but in times of peace, he has it only when he complains, for slaves are costly. The head of the victim is sliced with the symbolic sabre; the intestines are set aside to be hung on the neck of the idol named Elegba (demon), and the heart is torn out to be eaten by the fetishers in the horrible meal that follows the sacrifice. At the end of a war, a certain number of prisoners are sacrificed. They are nailed by their feet on a beam, and exposed to the rays of the sun. As soon as they faint, brandy [aqua vita] is poured on the living wounds. Meanwhile, the crowd, in a transport of joy, jumps and dances. It's said that the victims remain thus for three days before breathing their last. In earlier times, the victims' bodies were displayed before the trees of Ogun (bombax Guineensis). One of these trees, say the blacks, was planted in the head of a human victim, and that's why it never grew but remains puny and shrivelled. Today, for fear of whites, they hardly dare to do it any more, at least hereabouts in the capital. Sometimes, Ogun, liberal, contributes to the sacrifice to other idols. Then they cut the feet and arms of the victim and they carry them to the designated Gods. ” (pp. 128-129).

Text: “Un missionnaire à la côte de Benin, M. Courdioux, nous a retracé sur des dessins des sacrifices au dieu de la guerre qui témoignent de la férocité de ces malheureux. Cette férocité est la base d’une religion qui a un caractère infernal. Plus que toutes les autres scènes ethnographiques du musée du Trocadéro, ces sacrifices dépeignent une race d’hommes et nous en donnons la description avec les dessins de M. Courdioux; nous croyons que de telles gravures faites sur les lieux, par des témoins aussi véridiques que nos missionnaires, complèteraient heureusement un traîté de géographie qui veut donner à la fois un tableau des moeurs et des terres. Sur la côte de Benin, dit M. Courdioux, on offre les sacrifices humains à Ogun, frère de Chango. Chango est dieu du tonnerre. Ogun le premier qui ait appris aux noirs à travailler le fer est dieu de la guerre. Son symbole est le fer et plus particulièrement un couteau, un sabre ou un pieu surmonté d’une clochette. La forme des symboles varie suivant l’adresse des forgerons. Le fer se trouvant partout et étant employé dans tous les métiers, Ogun compte partout de nombreux adorateurs. La riviére Ogun, qui coule devant Abécouta, lui est consacrée, ou plutôt, d’après les noirs, Ogun et la rivière ne sont qu’une même chose. Ogun paraît être pour les Nagos ce qu’est Gbôd pour les habitants du Dahomé. Il a eu un temple spécial à Porto-Novo. C’est une misérable hutte ronde, couverte de paille, avec une natte en guise de porte. Tout autour s’élèvent les cases de ses prêtres. Dans l’intérieur de ce temple, gît un monceau de vieilles ferrailles sur lesquelles les prêtres versent de temps en temps de l’huile de palme. Voici comment se pratique l’opération. Le féticheur remplit d’huile la moitié d’un crâne humain; il s’emplit la bouche de cette huile et la lance avec force sur les vieux fers jusqu’à complet épuisement du liquide. Souvent Ogun a faim. Il lui faut de la chair, et c’est de la chair humaine qu’il préfère. En temps de guerre, il en a en abondance; mais en temps de paix, il n’en a que lorsqu’il se plaint, car les esclaves sont chers. On tranche avec le sabre symbolique, la tête de la victime; on retire les intestins pour les suspendre au cou de l’idole appelée Elegba (démon), et le coeur est arraché pour être mangé par les féticheurs dans l’horrible repas qui suit le sacrifice. Au retour d’une guerre, un certain nombre de prisonniers sont sacrifiés. On les cloue par les pieds sur une poutre, et on les expose aux rayons du soleil. Dès qu’il s’évanouissent, on verse de l’eau de vie sur les plaies vives. Pendant ce temps, la foule, dans l’excès de la joie, saute et danse. On dit que les victimes restent ainsi trois jours avant de rendre le dernier soupir. Autrefois les cadavres des victimes étaient exposés devant les arbres d’Ogun (le bombax Guineensis). Un de ces arbres, disent les noirs, a été planté dans la tête d’une victime humaine, et c’est pour cela qu’il ne grandit pas et demeure chétif et rabougri. Aujourd’hui, par crainte des blancs, on n’ose plus guère le faire, du moins dans les environs de la capitale. Quelquefois, Ogun, libéral, fait part du sacrifice à d’autres idoles. On coupe alors les pieds et les bras de la victime et on les porte aux dieux désignés.” (pp. 128-129).
Publication page: 130

Publication plate/figure: plate

Related images: Same image appears in 1885 & 1878 publications: #s 1314.1 & 1991.

Keywords:
• Dahomey (Country, region, place)
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• Ogun shrine (Notable features)
• sculpture (Object name, type)
• statuette (Object name, type)
• Fon (Style, culture group)

Comments:
Jim Ross, (9/10/2007): Note sculpted figures both on far left & far right of image.